27 novembre 2009
Jimmy Briand : « je pense être à 70 % »
Sept mois, jour pour jour, après s’être rompu les ligaments antérieurs du genou gauche, Jimmy Briand fait son retour dans une compétition officielle samedi prochain avec la réserve du Stade Rennais F.C. face à son club d’origine l’US Ivry. Un joli clin d’œil pour le Rennais, plus que jamais motivé à revenir à son meilleur niveau.
Jimmy, tu as rejoué en amical samedi face à Angers. Comment as-tu vécu ce moment un peu particulier ?
Ce fut un réel plaisir de refouler les pelouses. Le plus important, c’est que je n’ai pas ressenti de douleur. Les premières minutes étaient un peu difficiles et puis en prenant confiance ça été de mieux en mieux.
Tu n’as pas eu d’appréhension ?
Non je me sens sûr. Dans les duels, j’y vais à fond. Peut être qu’inconsciemment, j’évite de faire certains gestes mais avec l’enchainement des entraînements et des matchs, tout va rentrer dans l’ordre.
Sept mois de convalescence, c’est une longue période dans la vie d’un footballeur. L’attente ne fut pas trop dure à gérer ?
J’attendais mon retour avec impatience mais je ne voulais pas aller trop vite. Finalement, les sept mois sont passés assez vite. Je suis parti à Saint Raphaël dans le Var, à Capbreton dans les Landes, je suis revenu à Rennes. Ces périodes entrecoupées ont permis de casser la routine. Mais les dernières semaines, c’était tout de même long.
Certains joueurs qui ont vécu une longue blessure, affirment qu’ils reviennent plus fort mentalement. Tu ressens la même chose ?
Non pas spécialement. C’est sûr que lorsque l’on ne touche pas le ballon depuis un moment, on a vraiment envie de jouer mais même avant la blessure, j’ai toujours pris beaucoup de plaisir sur un terrain.
Tu as toujours gardé le moral pendant ces sept mois. Tu as eu des coups de mou ?
Après l’opération, lorsque l’on voit que le genou ne pli pas, on se dit que cela va être compliqué ! Ensuite, on voit les progrès que l’on réalise et on reprend le dessus.
Tu n’es évidemment pas à 100 %. Tu estimes être à combien ?
C’est difficile à dire mais je pense être à 70 %. Il faut que je fasse le plein de temps de jeu en CFA pour revenir ensuite en équipe première.
Tu as eu une discussion avec Frédéric Antonetti ?
Il m’a parlé lorsque je suis revenu en me disant qu’il comptait sur moi. C’est important d’entendre cela. Ensuite, il m’a dit que lorsqu’il me sentira prêt, il fera appel à moi.
Tu vas reprendre officiellement la compétition ce samedi en CFA. Clin d’œil du destin, tu vas jouer face à Ivry, ton club formateur…
Oui, j’avais à cœur de revenir pour cette rencontre. C’est là que tout a commencé et c’est là que tout recommencera. Revoir tous mes potes, ma famille, les bénévoles qui m’ont entouré quand j’étais petit… ca va être un moment fort !
Tu sens que ton retour est très attendu par les supporters ? Il y a une pression supplémentaire ?
Non. Les gens savent qu’après une longue blessure, il faut du temps. Je pense que les supporters seront indulgents. Maintenant, quand je rentrerai dans l’équipe, je donnerai tout comme je l’ai toujours fait à Rennes.
Asamoah Gyan est en forme actuellement. La concurrence s’annonce rude !
Oui, je suis content quand le Stade Rennais F.C. gagne. Si c’est Asa, Sylvain ou Ismaël qui marque, c’est bien. Si je suis performant, je vais jouer, sinon j’irai m’assoir sur le banc. On verra bien !
Vu de l’extérieur, comment as-tu vécu les performances du Stade Rennais F.C. ?
On sait qu’on a une équipe pour réaliser de belles choses. On a bien démarré ce championnat et puis on a eu un trou. J’espère qu’après notre victoire face au Mans, on va repartir. Je pense que l’on peut vraiment faire une belle année si l’on tire tous dans le même sens.
Le système de jeu de Frédéric Antonetti te plait-il ?
C’est un jeu basé sur l’offensif avec des redoublements de passes, avec une possession de balle importante. Maintenant, comme l’a dit le coach, cela comporte quelques risques. Il faut essayer de gommer tout cela pour avancer. Mais cette philosophie de jeu peut nous amener très haut.
Tu es en fin de contrat. Où en es tu dans ta réflexion ?
Pour l’instant, je suis content de rejouer au football. On me pose beaucoup cette question mais chaque chose en son temps. Je veux me concentrer sur ma reprise. Tout reste ouvert, on verra plus tard.
Source / Auteur : Stade Rennais F.C.
26 novembre 2009
SRFC - LYON ; L'avant - Match
Dimanche, l’affiche de la 15e journée opposera le Stade Rennais F.C. à l’Olympique Lyonnais au stade Gerland. Battus cette semaine en Ligue des Champions à la Fiorentina, les Lyonnais qui n’ont pas gagné depuis la fin octobre peinent à trouver une régularité.
Les « Rouge et Noir » veulent enchaîner
En s’imposant face au Mans le week-end dernier, le Stade Rennais F.C. s’est repositionné dans la première partie de tableau. A sept points du leader Auxerrois et six du podium, les « Rouge et Noir » veulent regarder vers le haut. « Il faut faire une série pour que la confiance revienne complètement. » confie Frédéric Antonetti. Soulagé par la victoire lors de la dernière journée, l’entraîneur corse va pouvoir mesurer le potentiel de son équipe, qu’il veut voir dans le premier tiers de la Ligue 1 en fin de saison. « Je commence à bien connaître mon groupe. On a une équipe compétitive et on va tout faire pour obtenir un bon résultat à Lyon. Il faudra un très bon Rennes. » Comme celui que l’on peut voir depuis quatre saisons à Gerland. Après la mémorable victoire de l’exercice 2005/2006 sur le score 4 buts à 1, les Bretons ont obtenu le nul à trois reprises. Dimanche, le coach corse devra faire sans deux de ses cadres. « L’absence de Kader Mangane qui nous apporte d’habitude sa puissance athlétique nous ait préjudiciable. Comme Jérôme Leroy qui nous apporte sa technique. »
Lyon n’est plus invincible
Après sept ans de règne en Ligue 1, les Lyonnais ne font plus aussi peur à leurs adversaires. La dernière victoire des Gones à Gerland remonte au 26 septembre face à Toulouse. Entre temps, les joueurs de Claude Puel ont connu de lourdes défaites face à Sochaux à domicile (0-2) ou ) Nice (4-1). Pour Frédéric Antonetti, l’OL n’est pas moins fort. « Lyon est resté à son niveau et les autres équipes ont progressé. C’est tout bon pour le football français. Avant le fossé était trop grand entre Lyon entre les autres. Aujourd’hui, il s’est réduit. Mais cela reste une très bonne équipe. » Pour redorer son blason, Jean-Michel Aulas a cassé la tirelire en déboursant 70 millions d’euros pour faire venir Lisandra Lopez, Michel Bastos, Aly Cissokho ou encore Bafetimbo Gomis. Mais en ce moment du côté du Rhône, c’est l’Argentin Delgado qui brille. Buteur face à Grenoble, Delgado, auteur d’une excellente rentrée face à la Fiorentina devrait être aligné face au Stade Rennais F.C. dimanche soir.


